Histoires autochtones

Reconnaître la crise nationale des personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées qui sévit au Canada

Cette histoire a été publiée à l'origine sur le blogue Parlons carburant de Petro-Canada.

Cet article porte sur des sujets qui pourraient entraîner des répercussions négatives sur les lecteurs. Nous reconnaissons la nécessité de prendre des mesures de sécurité afin de minimiser les risques associés aux sujets traumatisants. Pour obtenir un soutien émotionnel immédiat, composez le 1-844-413-6649. Cette ligne d'urgence nationale, gratuite et disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, offre un soutien à toute personne ayant besoin d'une aide émotionnelle liée aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées. Pour du soutien additionnel, consultez les ressources à votre disposition sur le site Web de Services aux Autochtones Canada.

Sur le blogue Parlons carburant, nous avons parlé du Parcours vers la réconciliation de Suncor, y compris du rôle joué par Petro-Canada en tant qu'entreprise de Suncor. Par l'entremise de ce processus d'apprentissage continu, nous voulons gagner la confiance et le soutien des peuples autochtones dans les collectivités où nous travaillons, mais aussi de nos partenaires et de nos employés.

L'une des façons d'y arriver est d'établir des partenariats avec des entreprises et des communautés autochtones. Nous sommes fiers d'avoir 60 ententes de ventes au détail et de ventes en gros Petro-Canada avec des communautés autochtones à l’échelle du pays. L'un de nos établissements est situé dans la Première Nation Siksika, où nous avons créé un arrêt sur la Transcanadienne électrique – nos bornes de recharge rapide pour véhicules électriques ont été les premières à être installées sur le territoire d'une Première Nation au Canada. Nous avons aussi des établissements dans la Première nation de Mistawasis, au nord de la Saskatchewan, et dans les Premières Nations de Cold Lake, au nord de l'Alberta.

Nous soutenons aussi des artistes autochtones dans l'ensemble du pays. En effet, nous avons confié à des artistes autochtones de partout au Canada le mandat de créer des murales sur le côté de nos établissements à Calgary, Toronto, Montréal, Ottawa, Winnipeg et Kamloops. Deux de ces murales ont été achevées l'automne dernier : Connected, par Keegan Starlight à Calgary et Our Children, par Jessey Pacho à Toronto. Les quatre autres murales seront terminées cet été. D’autre part, un autre projet de collaboration avec des artistes autochtones sera annoncé en juin.

En plus de soutenir les artistes et les entrepreneurs autochtones, nous croyons qu'il est primordial pour nous et nos employés de reconnaître les répercussions négatives – historiques et actuelles – de la colonisation sur les communautés autochtones, notamment la crise nationale des personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées, et de nous renseigner à ce sujet.

Le nombre de personnes autochtones disparues et assassinées au Canada est disproportionnellement élevé par rapport à la population générale. Selon l'Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), environ 10 % des femmes et des filles assassinées au Canada entre 2000 et 2008 étaient des femmes et des filles autochtones. Toutefois, les femmes autochtones constituent seulement 3 % de la population féminine.

De 2016 à 2019, le gouvernement du Canada a mené l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Le rapport final de cette enquête a conclu que les violations et les abus persistants et délibérés des droits de la personne et des Autochtones constituent la cause fondamentale qui explique les taux déconcertants de violence faite aux personnes 2SLGBTQ+, aux femmes et aux filles autochtones au Canada. Le rapport réclame des changements transformationnels sur le plan légal et social afin de résoudre la crise qui a ébranlé les communautés autochtones d'un bout à l'autre du pays.

Le 5 mai est la Journée nationale de sensibilisation aux personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées au Canada (aussi appelée la Journée nationale de la robe rouge). Tout a commencé par une « réponse esthétique à plus de 1 000 femmes autochtones disparues et assassinées au Canada » par Jaime Black, une artiste multidisciplinaire d'origine finlandaise et Anishinaabe (en anglais seulement).

Pour aider les Canadiens à s'informer sur les personnes autochtones disparues, assassinées et exploitées, l'AFAC a créé le site Web safe-passage.ca, sur lequel se trouvent une base de données nationale de cas de FFADA2S (en anglais seulement) et des ressources pour briser le cycle de la violence (en anglais seulement). Plus particulièrement, le site comprend des ressources destinées aux industries du tourisme d’accueil et du transport routier – deux industries parfaitement placées pour aider à réduire la violence faite aux femmes et aux filles autochtones. En partenariat avec l'organisme Truckers Against Trafficking, l'AFAC donne des formations sur la traite de personnes au Canada et montre comment reconnaître les signes de celle-ci.

Lors de notre plus récente conférence en personne des Ventes en gros, Petro-Canada a accueilli un spécialiste de la prévention du crime international qui a expliqué comment reconnaître les incidents présumés de traite de personnes et comment intervenir dans une telle situation. Cette présentation était particulièrement intéressante pour nos établissements qui se trouvent le long des routes connues empruntées pour la traite de personnes. L'AFAC fournit aussi une fiche d'information qui précise les signes de la traite de personnes et explique quoi faire si la situation se produit (en anglais seulement).

Il peut sembler difficile de s'attaquer à la crise nationale des personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées qui sévit au Canada, mais nous avons tous la responsabilité d'agir. Haley Lewis, une auteure écossaise et de la Première Nation Kanyen'kehà:ka, propose aux Canadiens cinq façons de mettre en œuvre les recommandations de l'Enquête nationale sur les FFADA (en anglais seulement) :

  1. Dénoncer la violence faite aux personnes 2SLGBTQQIA, aux femmes et aux filles autochtones.
  2. Se décoloniser en apprenant la vraie histoire du Canada et des Autochtones dans son secteur.
  3. Développer ses connaissances, lire l'Enquête finale et prendre connaissance des recommandations.
  4. Tirer profit des leçons acquises et des ressources suggérées; devenir un allié solide.
  5. Contribuer à tenir tous les gouvernements responsables pour qu'ils mettent en œuvre les recommandations.

L'auteure décrit en détail chaque mesure à prendre et recommande l'excellente Trousse d'outils pour les allié.e.s aux luttes autochtones du RÉSEAU de la communauté autochtone à Montréal, un organisme qui soutient l'écosystème des personnes et des groupes qui s'engagent à améliorer la qualité de vie des communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui vivent dans la grande région de Montréal.

Une autre ressource que j'ai trouvée fort intéressante – surtout pour m'informer sur l'histoire des relations entre le Canada et les peuples autochtones – est le livre First Nations 101, écrit par Lynda Gray, membre de la Première Nation Ts’msyen des Lax-kw'alaams, sur la côte du Nord-Ouest de la Colombie-Britannique (en anglais seulement). First Nations 101 fournit un aperçu général de la vie quotidienne des peuples autochtones, des communautés autochtones traditionnelles, des pratiques de colonialisme utilisées pour tenter d'assimiler les Autochtones dans l'ensemble de la société, de l'impact de ces pratiques sur les communautés et les familles autochtones ainsi que de la façon dont les peuples autochtones travaillent aujourd'hui pour la santé globale et le mieux-être.

Les histoires des familles autochtones sur la perte d'êtres chers m'ont permis d'accroître ma compassion et mon désir de poser des gestes concrets pour les personnes autochtones assassinées, disparues et exploitées. Deb Green, une employée de Suncor qui a perdu sa sœur, Laney, nous a permis de partager son histoire et les répercussions de cette perte.

Alors que Suncor poursuit son Parcours vers la réconciliation, nous continuerons de communiquer des histoires de nos partenaires et collègues autochtones. N’hésitez pas à partager votre expérience personnelle concernant le Parcours vers la réconciliation. Faites-nous part de vos commentaires ci-dessous.

~Kate T.